Agriculture biologique : définition et conditions

Définie comme «un système de production qui maintient et améliore la santé des sols, des écosystèmes et des personnes», l’agriculture biologique «s’appuie sur des processus écologiques, la biodiversité et des cycles adaptés aux conditions locales, plutôt que sur l’utilisation d’intrants ayant des effets adverses. Elle allie tradition, innovation et science au bénéfice de l’environnement commun et promeut des relations justes et une bonne qualité de vie pour tous ceux qui y sont impliqués».*

Les bienfaits de l’agriculture biologique comme modèle de développement sont multiples. Elle protège la biodiversité tout en contribuant à l’approvisionnement alimentaire mondial de manière équilibrée et durable ; elle soutient le développement économique et social des communautés rurales et favorise l’émancipation des femmes ; elle est aussi nettement meilleure pour la santé des consommateurs et des producteurs.

Conditions
Pour être reconnu bio, un produit doit respecter un cahier des charges précis et subir des contrôles stricts. Aucun produit chimique de synthèse n’est toléré, les aliments pour le bétail sont exempts d’antibiotiques tandis que les plantes OGM sont exclues de la filière.**
Une attention particulière est portée au bien-être des animaux et les additifs sont limités dans la transformation des produits. En lieu et place des engrais minéraux et des pesticides, l’agriculture biologique a recours à des engrais organiques et à des méthodes biologiques de lutte contre les nuisibles.
La plupart du temps, la reconnaissance d’un produit bio passe par la présence d’un label sur l’emballage. En Belgique, le label Biogarantie® signifie qu’un produit est issu de l’agriculture biologique et respecte le cahier des charges élaboré par Bioforum, la plateforme des professionnels et des consommateurs bio. Pour les produits non alimentaires (produits d’entretien, etc.), le label est celui d’Ecogarantie®.
 

 *Source : IFOAM - International Federation of Organic Agriculture Movements - www.ifoam.org.
 *Le règlement européen tolère certes une trace minimum d’OGM de 0,9 %, afin de ne pas pénaliser les producteurs victimes d’une contamination involontaire due à des exploitations d’OGM proches. Les associations de consommateurs et de défense de l’environnement craignent peu ou prou que cette tolérance serve de marche-pied pour la diffusion et la propagation des cultures OGM.