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Un blog du Trade for Development Centre
Mis à jour : il y a 18 min 59 sec

Les Frères Trade - Le Clip

16 Octobre, 2019 - 13:08
"Frères Trade, nous sommes pour le Fair Trade ! " Ce que chantent tous les enfants qui ont participé au tournage du clip vidéo officiel des "Frères Trade" créé pour la Semaine du Commerce Equitable 2019 grâce au soutien du Trade for Development Centre d'Enabel.
A diffuser sans modération !!!





Les Frères Trade - Clip officiel écrit et réalisé par Rudy Goddin 

Le lait équitable s'internationalise rapidement

13 Octobre, 2019 - 11:45

Conférence internationale du lait équitable : de l’Europe à l’AfriqueLa 6e Conférence internationale du lait équitable, qui s'est tenue le samedi 12 octobre à Libramont, a eu cette fois une dimension toute particulière : pour la première fois, des éleveurs d’Afrique et d’Europe se sont réunis pour fêter ensemble le succès de leurs projets autour du lait. Ils ont également décernés des Faironika en Or à des responsables politiques, journalistes ou collègues, en remerciement de leur engagement exceptionnel en faveur de l’équité. Etaient présents : Fairebel – Le lait équitable qui écrit une page d’histoire depuis 10 ans avec des prix équitables pour les éleveurs laitiers belges ; le lait Fairefaso, avec lequel les producteurs du Burkina Faso ont réussi à lancer leur propre marque sur le marché ; mais aussi de producteurs de lait équitable d’Allemagne, d’Autriche, de France, d’Italie, du Luxembourg et de Suisse, ainsi que du Mali, du Niger, du Sénégal et du Tchad qui ont réussi, au cours des dernières années, à mettre en place une solidarité forte avec les consommateurs, mais aussi entre eux.
Tout cela fait partie de l’histoire du lait équitable, commencée en 2006 en Autriche.Erwin Schöpges, président de l’EMB et responsable du projet belge de lait équitable, qui organisait cette année la conférence internationale, est profondément convaincu aussi bien de l’idée que de sa mise en œuvre pratique. « Si vous êtes éleveur laitier et que vous voyez que votre filière et vos collègues sont soumis à une pression croissante, que leur survie économique est menacée, vous voulez et devez faire quelque chose ensemble. Il y a 10 ans, nous avons décidé de nous engager dans le projet du Lait équitable de l’EMB en Belgique. C’était une bonne décision. » Cette décision porte ses fruits et continue de se développer. « Nous voulons avoir des relations fondées sur l’équité, en Europe mais aussi hors d’Europe, et c’est pourquoi nous avons commencé une coopération avec Fairtrade. C’est ainsi que notre lait chocolaté contiendra à l’avenir du cacao issu du commerce équitable. »Une compagne en orLors de la remise des prix, qui s’est tenue dans le cadre de la Conférence du lait équitable, des Faironika en Or ont été décernées à des citoyens et des institutions qui se sont distingués par un comportement équitable et durable. Le journal Politico s’est ainsi vu remettre l’un de ces trophées pour la qualité de ses recherches et de ses articles. Maria Noichl, députée au Parlement européen, a reçu la sympathique vache dorée pour son engagement en faveur d’un marché du lait capable de résister aux crises. L’éleveur laitier suisse Werner Locher s’est vu attribuer le prix par ses collègues pour son action politique infatigable et pour son engagement fort en faveur de prix du lait équitables et rémunérateurs. L'ancien ministre fédéral de l'Agriculture, Willy Borsus, qui a œuvré pour que les producteurs de lait belges reçoivent un prix équitable et une rémunération juste grâce à leur adhésion à Faircoop, a également été récompensé. La Faironika en Or a aussi été décernée à Herman Vissers de Belgique et à Adama Ibrahim Diallo du Burkina Faso, deux producteurs de lait particulièrement engagés. La laiterie Luxlait a reçu le prix en tant que partenaire fiable de la coopérative belge de lait équitable Faircoop. Une Faironika en Or a enfin été remise à l’organisation Agricall qui s’est illustrée depuis des années par son soutien aux agriculteurs et à leurs familles.Sieta van Keimpema, vice-présidente de l’EMB, voit dans les projets de lait équitable, et donc aussi dans la coopération entre les producteurs de lait par-delà les pays et les continents, un message positif très important. « Il ne s’agit pas d’être chacun contre les autres, mais d’être ensemble pour quelque chose. C’est ce que les producteurs de lait ont pratiqué au cours des dernières années dans le cadre du lait équitable, mais aussi dans leur travail politique ensemble et avec les consommateurs. Le fait d’agir ensemble pour des prix rémunérateurs, pour une vie digne des éleveurs laitiers, qui travaillent dur, nous a tous fait grandir. » 

10e anniversaire de la coopérative Faircoop

12 Octobre, 2019 - 13:16
Faircoop et les produits Fairebel, déjà 10 ans de succès!2009, la crise du lait fait rage et menace l’avenir de notre agriculture locale. La situation est critique mais quelques fermiers audacieux décident de prendre leur avenir en main en créant leur propre marque. C’est ainsi que la coopérative Faircoop et la marque Fairebel voient le jour avec un objectif bien précis : proposer aux consommateurs les meilleurs produits possibles et garantir aux agriculteurs une juste rémunération. Dix ans plus tard, la crise est toujours là mais le pari Fairebel est pleinement réussi. Une large gamme de laits, beurres, glaces et fromages rencontre partout en Belgique un succès croissant. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 10 ans, plus de 60 millions de litres de lait équitable portant la marque Fairebel ont été vendus, 500 agriculteurs venant de tous les coins de Belgique ont rejoint l’aventure, et 1.500 consommateurs sont même devenus coopérateurs. Un bilan impressionnant !



Un lait chocolaté Fairebel certifié équitable ! 
Pour Fairebel, le combat pour un prix équitable ne s’arrête pas aux frontières de l’Europe. Il doit être mené partout dans le monde et particulièrement en Afrique. C’est pour cette raison que Fairebel et Fairtrade se sont associés : dès la mi-octobre, le lait entier goût chocolat 0,33l de Fairebel contiendra du cacao certifié Fairtrade en provenance de Côte d’Ivoire. C’est bon, la solidarité !Faircoop boit du petit lait à Libramont !Pour fêter dignement son 10e anniversaire, la coopérative Faircoop a décidé de mettre les petits plats dans les grands en organisant le premier « Congrès du lait équitable local Européen et Africain » à Libramont ce 12 octobre 2019.À cette occasion, la « Faironika en or », célèbre vache symbolisant la lutte des producteurs laitiers pour un prix du lait équitable, récompensera les mérites particuliers dans le domaine du lait équitable.

Acheter des produits locaux, c’est bien ; à un prix juste pour les agriculteurs, c’est encore mieux !

8 Octobre, 2019 - 12:53
Du 2 au 12 octobre de nombreuses actions se déroulent dans les commerces pour promouvoir une alimentation et des produits équitables. L’occasion d’informer les consommateurs responsables qu’ils peuvent aussi acheter des produits locaux, à un prix rémunérateur pour le producteur.
Local ne signifie pas systématiquement prix rémunérateur pour le producteurContrairement aux idées reçues, acheter en circuit court n’offre pas une garantie systématique de juste rémunération aux producteurs. Pour exemple, un producteur laitier qui vend son beurre bio au prix de 8€/kilo, n’est pas rémunéré à un prix juste. Pour couvrir ses frais de production, idéalement, ce même kilo de beurre devrait être vendu à 14€ du kilo.Selon l’étude publiée cette semaine par le Trade for Development Centre«le Belge associe principalement la consommation responsable à l’achat de produits de saison et de produits locaux». Grâce à la démarche du Prix Juste Producteur, il est désormais possible d’associer ces 2 critères.Manger un repas complet de produits « Prix Juste Producteur », c’est possibleDepuis le lancement début 2018, on dénombre plus de 40 produits labellisés Prix Juste Producteur. Pour rappel, l’initiative Prix Juste Producteur offre une nouvelle manière d’identifier les produits qui rémunèrent mieux nos producteurs, en intégrant les coûts de production et la rémunération des producteurs, comme éléments indispensables à la construction du prix de vente.Près de  300 producteurs sont actuellement concernés par ce label et l’offre de produits est en constante augmentation. Il est aujourd’hui possible de se composer un menu complet à base de produits estampillés Prix juste Producteur, allant de la bière au jus de fruits, en passant par les produits laitiers, les légumes ou encore des viandes de bœuf, porc et volaille. Tous les produits et leurs points de vente sont disponibles sur www.prixjuste.be  Un revenu juste pour la pérennité du secteur agricoleLes actions et labels du commerce équitable visent à sensibiliser les citoyens sur les conditions de travail et de rémunération des agriculteurs des pays du Sud. Pourtant, la problématique de la juste rémunération est aussi présente chez nous. En effet, le revenu annuel moyen du citoyen wallon pour l’année 2016 s’élevait à 16.787 euros brut, contre une moyenne de 14.228 euros brut pour un agriculteur (moyenne 2016-2019). En production bovine, les revenus sont encore plus précaires : pour l’année 2017, un éleveur tirant son revenu essentiellement de son élevage bovin, n’a touché que 345€ par an (source Evolution de l’économie agricole et horticole de la Wallonie 2019 par le DEMNA).

Oxfam révolutionne la norme au pays du chocolat

6 Octobre, 2019 - 10:57
Les tablettes de chocolat « Bite to Fight » garantissent un revenu vital aux cultivateurs et aux cultivatrices de cacao

Oxfam Fair Trade fixe une nouvelle norme dans la lutte pour un chocolat durable avec sa gamme « Bite to Fight ». Le pionnier du commerce équitable s’impose comme le premier acteur à payer le prix juste, selon une étude récente, pour garantir un revenu vital aux cultivateurs et aux cultivatrices de cacao d’Afrique de l’Ouest. « Par tonne de cacao, Oxfam paye 1068 $ supplémentaires, qui s’ajoutent au prix équitable minimum et à la prime fair-trade. Nous plaçons ainsi la barre plus haut. Toutefois, la durabilité du secteur du cacao ne sera une réalité que lorsque chaque acteur sera prêt à payer ce prix juste. »

En décembre 2018,  Oxfam-Magasins du monde a contribué à la rédaction des objectifs ambitieux du partenariat pour un chocolat belge durable « Beyond chocolate ». L’industrie chocolatière, la grande distribution, les pouvoirs publics et la société civile se sont engagés fermement pour qu’à l’horizon 2030, le cacao utilisé dans le chocolat belge provienne de cultivateurs et de cultivatrices qui gagnent au minimum un revenu vital[i]. Une étude récente a en effet démontré que la plupart des personnes actives dans la production du cacao en Afrique de l’Ouest vivent toujours dans une extrême pauvreté[ii].
Une multitude de facteurs entrent en jeu dans cette situation, mais la faible rémunération des producteurs et des productrices de cacao en est l’un des plus déterminents. Face à un tel constat, Oxfam Fair Trade verse directement à la coopérative installée en Côte d’Ivoire une prime supplémentaire de 1068 dollars pour chaque tonne de cacao achetée.  

« Il s’agit d’une prime flexible, qui tient compte des fluctuations du prix courant. Nous garantissons de cette manière que chaque tonne de cacao soit toujours rétribuée au prix requis pour assurer un revenu vital[iii]. Nous ne nous contentons pas d’offrir un “meilleur” tarif, un tarif “à peu près correct”. Nous payons le prix juste », déclare Marion Meyvis, product manager chez Oxfam Fair Trade.
Stratégie globaleCette politique s’inscrit dans une stratégie globale en faveur d’un revenu vital, qui prévoit qu’en échange du prix plus élevé, les agriculteurs et les agricultrices concernés s’investissent avec l’aide de leur coopérative dans l’amélioration de la qualité, de la quantité et de l’efficacité de leurs récoltes. Dans ce cadre, une attention particulière est apportée à des techniques agricoles durables pour lutter contre le déboisement. L’accent est également mis sur la recherche d’autres sources de revenus (notamment en diversifiant les cultures), une meilleure gestion financière et l’amélioration de l’accès à l’enseignement pour les enfants.
Avec ses nouvelles barres et tablettes de chocolat « Bite to Fight », Oxfam-Magasins du monde lance un nouvel appel à tous les acteurs du secteur à s’engager à ses côtés. Plusieurs entreprises et chaînes de supermarchés ont déjà fait un pas dans le bon sens ; c’est aujourd’hui à tous les amoureux du chocolat belge de suivre le mouvement. « Un revenu vital, c’est un droit humain, ni plus ni moins. C’est pourquoi nous nous adressons aussi hommes et aux femmes politiques. L’époque où l’on pensait que les initiatives de bénévoles suffisaient pour résoudre le problème est désormais révolue. Aujourd’hui, nous avons besoin d’un cadre légal qui impose le respect des droits humains à toutes les entreprises », déclare Thomas Mels, Responsable Politique du Sud chez Oxfam-Magasins du monde.
Dans le même temps, Oxfam invite tous les amateurs de chocolat à croquer son chocolat « Bite to Fight ». Par ce petit geste gourmand, vous soutenez directement les cultivateurs et les cultivatrices de cacao de Côte d’Ivoire, mais aussi la lutte pour un secteur du cacao durable et équitable.Découvrez dès à présent les nouvelles barres et tablettes de chocolat « Bite to Fight » (for a fair income) dans les boutiques Oxfam-Magasins du monde.  

[i] Un revenu vital est un revenu permettant à une famille de couvrir au moins les besoins de base tels qu’une alimentation suffisante, un logement décent, l’habillement, les soins de santé, l’école, le transport et une petite réserve financière. [ii] Une étude du KIT Royal Tropical Institute a calculé qu’une famille moyenne productrice de cacao gagne 2 346 $ par an en Côte d’Ivoire, alors qu’un revenu de 6 518 $ y est nécessaire pour mener une vie décente.[iii] Farmer Livining Income Reference Price https://www.fairtrade-deutschland.de/fileadmin/DE/01_was_ist_fairtrade/05_wirkung/studien/study_true_cost_cocoa_farmer_income_2018.pdf

Présentation de l'enquête d'opinion des Belges sur la consommation responsable

5 Octobre, 2019 - 16:44
Présentation de l'enquête d'opinion des Belges sur la consommation responsable au journal télévisé de la RTBF.


L'étude est disponible sur: https://www.semaineducommerceequitable.be/fr/article/enqu%C3%AAte-dopinion-sur-la-consommation-responsable

Fairtrade Belgium s'inquiète : le prix moyen de la banane est en chute libre en Belgique

4 Octobre, 2019 - 11:55
La banane low cost progresse fortement sur le marché belge. En 2018, la banane discount passait à 27,5% de part de marché, contre seulement 7,7% en 2016. La pression qu’elle exerce sur le prix moyen, lui aussi en nette diminution, inquiète les producteurs. D’autant plus qu’une menace d’épidémie de fusariose, un champignon mortel pour les bananiers déclaré dans deux plantations colombiennes cet été, pèse sur la production de milliers de familles qui en dépendent. Pour protéger les plantations, il faudra pourtant investir.En Belgique, nous payons de moins en moins cher nos bananes. « Cet appétit grandissant pour les bananes discounts en Belgique est surprenant » dit Nicolas Lambert, directeur de Fairtrade Belgium. « Car le consommateur semble attacher de plus en plus d’importance aux aspect durables d’un produit, et toutes les grandes enseignes de supermarchés proposent au moins une référence de bananes certifiées Fairtrade. »En tant que consommateur, on s’attend à ce que le prix d’un produit soit composé d’une juste rétribution des acteurs à toutes les étapes de la chaîne de production. Le problème, c’est que lorsque le prix des bananes est très bas, il est impossible de couvrir tous les coûts. La banane bon marché a pourtant un coût bien réel qui doit, inévitablement, être porté. Souvent, ce sont les communautés de producteurs et l’environnement qui en paient le prix fort.Nicolas Lambert : « Si aujourd’hui nous payons moins pour un kilo de bananes venues d’Amérique latine que pour un kilo de pommes belges, c’est que quelque chose ne tourne pas rond. Ça pose question, car les agriculteurs belges ont aussi besoin d’un meilleur prix pour leurs produits. Une chose est certaine: la banane low cost cache bien ses couts. »La pression sur les prix - et donc les revenus – est un vrai problème pour les communautés de producteurs, qui en même temps voient leurs coûts de production augmenter chaque année. Dans ces conditions, une menace comme celle de la fusariose n’est pas prise à la légère. Si le champignon devait s’étendre plus largement et à d’autres pays, la production de banane pourrait s’arrêter net. Les producteurs, les entreprises et les économies locales qui en dépendent énormément subiraient alors des pertes immenses.Un prix juste pour un commerce honnêtePour effectuer la transition vers un secteur de la banane durable et résilient, les producteurs ont besoin d’être mieux soutenus financièrement. Car à l’inverse, des prix trop bas mènent inévitablement à un perte de qualité, des pratiques dévastatrices pour l’environnement et des infractions aux droits humains. En 2016, Oxfam publiait d’ailleurs un rapport accablant sur les conditions inhumaines qui peuvent exister dans le secteur bananier.« Pourtant, des solutions existent » explique Nicolas Lambert. « En Europe, plusieurs chaînes de supermarchés ont déjà franchi le pas vers des bananes 100% Fairtrade. D’autres s’engagent dans des projets pilotes allant plus loin encore, visant par exemple à garantir un revenu vital au travailleurs de plantations. Le secteur belge doit suivre pour entamer la transition vers un secteur de la banane durable, qui garantit un revenu vital aux producteurs. Les enjeux sont importants et exigent une réponse forte et le soutien et l’engagement de toutes les parties prenantes. Car le modèle actuel montre que quand un acteur décide de baisser les prix, les autres ressentent la pression pour s’aligner… coute que coute. »Honnête comme une banane FairtradeA l’occasion de la Semaine du Commerce Equitable (2-12 octobre 2019), Fairtrade Belgium veut soutenir la transition vers une banane durable en Belgique, qui garantit un revenu décent aux producteurs. En choisissant de consommer des bananes équitables, le consommateur peut aussi investir dans un mode de consommation qui garantit de meilleures conditions pour les producteurs, afin qu’ils puissent avoir accès à un futur meilleur. Vous soutenez ainsi les producteurs qui font l’effort d’une production durable et vous donnez un signal fort aux supermarchés.Pendant la semaine du commerce équitable, Fairtrade Belgium appelle à être « honnête comme une banane Fairtrade », en partageant sur les réseaux sociaux une photo de vous avec une banane et une confession. David Mendez, chanteur du groupe de musique Chicos y Mendez, est ambassadeur de la campagne. D’autres célébrités belges s’apprêtent également à partager leurs confessions.

Semaine du commerce équitable à Mons

1 Octobre, 2019 - 12:52

Lidl Belgique lance son chocolat « super équitable »

29 Septembre, 2019 - 12:47

Comme de nombreux autres magasins, Lidl vend depuis quelques années déjà des chocolats issus du commerce équitable et garantit ainsi aux consommateurs un traitement équitable des producteurs de cacao. Aujourd’hui, Lidl a décidé d’aller plus loin en offrant une prime supplémentaire à ces producteurs de cacao. Ce chocolat sera commercialisé sous le nom de « Way To Go ». Par ailleurs, ce chocolat est traçable à 100% jusqu’à la coopérative Kuapa Kokoo.
Concrètement, Lidl Belgique aidera 440 agriculteurs au Ghana, en Afrique. La chaîne de supermarchés collabore à cette fin avec Fairtrade, Ricolto et Kuapa Kokoo. Kuapa Kokoo essaie également d’impliquer davantage de femmes dans la culture du cacao.
« Grâce à la prime que nous allons verser en plus de la prime fairtrade, les producteurs de cacao pourront bénéficier d’une meilleure rémunération. Nous allons collaborer sur place au Ghana avec la coopérative Kuapa Kokoo ainsi qu’avec Fairtrade et Rikolto et nous allons nous concentrer pour commencer avec deux projets. D’une part, nous allons aider les paysans à se lancer dans d’autres activités économiques, notamment dans la production de riz, de miel et de savon. Ces activités viendront compléter celles liées à leurs plantations. D’autre part, nous allons aider les producteurs de cacao à améliorer leurs modes de récolte du cacao. Il s’agira notamment de leur enseigner de nouvelles techniques de taille et de pulvérisation ainsi que de nouvelles techniques pour travailler la terre. Ainsi, les producteurs de cacao pourront tirer davantage de rendement de leur production. Ces deux projets ont pour objectif de faire augmenter considérablement les revenus des producteurs de cacao à court terme », explique Philippe Weiler, responsable de la politique durable chez Lidl.
100% de chocolat durable dans le cadre de la charte « Beyond Chocolate »

Cette primeur s’inscrit entièrement dans le cadre de la charte « Beyond Chocolate » que Lidl a signé l’année dernière au mois de décembre avec plusieurs dizaines d’entreprises actives dans le secteur de la chocolaterie et du retail. En vertu de cette charte, le secteur belge du chocolat s’engage d’ici 2025 à utiliser du chocolat produit à 100 % de manière durable et à octroyer une rémunération décente aux producteurs locaux de cacao.
Le Vice-Premier ministre et ministre sortant de la Coopération au développement Alexander De Croo, qui a contribué au lancement de cette charte, se dit satisfait que des milliers de consommateurs puissent ainsi favoriser le développement durable.
« La Belgique est renommée pour son chocolat. Chaque année, nous importons plus de 300.000 tonnes. Nous nous classons ainsi parmi les trois premiers pays européens. Un an après le lancement de la charte Beyond Chocolate, il n’y a rien de plus fantastique ni d’encourageant que de voir Lidl concrétiser ces objectifs de durabilité. Et l’initiative ne s’arrête pas à la rémunération équitable des producteurs de cacao. Les consommateurs vont également contribuer indirectement à la lutte contre le travail des enfants et contre la déforestation. Le fait que notre chocolat soit équitable le rend encore plus délicieux ! », souligne le ministre Alexander De Croo.

Miel Maya revient su la scène du commerce équitable et lance le coffret Miels du Monde

25 Septembre, 2019 - 19:45
Voici deux ans était mise en liquidation la coopérative de commerce équitable Maya Fair Trade, bien connue dans la région liégeoise pour son miel Maya, originaire d’Amérique centrale. Depuis lors, celui-ci est vendu dans les magasins du monde sous la marque d’Oxfam. Aujourd’hui l’association Miel Maya Honing, ex-actionnaire de la coopérative, revient sur la scène du commerce équitable et lance le coffret Miels du Monde, à l’occasion de la Semaine du commerce équitable, qui démarre ce mercredi 2 octobre.
Ce coffret a pour originalité d’être composé de deux bocaux de miels du Sud, bio et équitables, et d’un bocal de miel belge. L’association a poussé très loin le souci d’authenticité en évitant de mélanger les miels des apiculteurs belges fournisseurs. Il suffit de retourner le coffret pour y lire le nom de l’apiculteur en face de la case cochée à cet effet. Cinq apiculteurs participent à ce coffret et représentent ainsi, à l’exception du Luxembourg, toutes les provinces wallonnes.
Les miels «Cafetal» et «Wildflower» proviennent de coopératives situées au Chiapas, au sud du Mexique, et du Gran Chaco, tout au nord de l’Argentine. Ces miels sont emblématiques de la contribution des apiculteurs à la protection de l’environnement. Au Chiapas, les apiculteurs ont placé leurs ruches dans des parcelles de caféier ombragé, un écosystème qui offre une grande biodiversité et sert de refuge pour de nombreux oiseaux. Au Chaco, les moyens de subsistance sont limités : grâce à l’apiculture, les paysans de cette région peuvent renoncer à la production de charbon de bois, qui menace la forêt de cette région.
La commercialisation de ce coffret permet à l’association Miel Maya Honing de renouer avec la pratique du commerce équitable, mais aussi de générer des ressources complémentaires pour financer ses projets de développement, essentiellement subsidiés par les pouvoirs publics. ONG agréée par la coopération fédérale, Miel Maya Honing appuie aujourd’hui des programmes d’apiculture en Bolivie, au Cameroun, au Rwanda et au Kivu (RDC). Cette diversification des activités de l’ONG est une réponse, modeste mais efficace, aux menaces que la dégradation de l’environnement fait peser sur l’apiculture dans l’hémisphère sud comme dans l’hémisphère nord.
En appuyant des coopératives d’apiculteurs, le commerce équitable contribue à la préservation des abeilles au niveau mondial et ne constitue pas une concurrence pour les apiculteurs belges : ceux-ci fournissent de 20 à 30% du miel consommé en Belgique. Le principal ennemi des apiculteurs, qu’ils soient belges ou du commerce équitable, ce sont les miels frelatés, vendus à bas prix, originaires bien souvent de Chine.
Pour plus d’informations, consultez les sites www.maya.be et www.mielsdumonde.be
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Bananes Fairtrade : Lidl revient sur son engagement

18 Septembre, 2019 - 09:47
Au début de cette année 2019, Lidl Belgique annonçait qu’à l’avenir, seules des bananes Fairtrade seraient disponibles dans ses rayons. Pourtant, tout récemment, début septembre, le discounter revenait sur son engagement et réintroduisait des bananes certifiées Rainforest Alliance, vendues moins cher : 1,05 euros le kilo, contre 1,25 euros* pour les bananes Fartrade et bio.

La décision, venue d’Allemagne, semble avoir été imposée par les propriétaires de l’enseigne à l’ensemble des Lidl en Europe. Une question économique, de rentabilité. En effet, lorsque Lidl Germany s’était limité en 2018 à ne proposer que des bananes Fairtrade à ses clients, la réaction des concurrents fut immédiate : ils ont déclenché une guerre des prix en multipliant les promotions sur les bananes, ce qui a entraîné une chute des ventes chez Lidl.  Jan Bock, directeur des achats chez Lidl Allemagne confirme : « Nous n’avons pas réussi à convaincre le client de notre engagement. C’est pourquoi nous donnons le choix à nos clients… ». Et son patron, Klaus Gehrig, affirmait de son côté lors d’une conférence de presse que cela avait été une erreur de se limiter aux produits Fairtrade.
Retour donc aux bananes moins chères auxquelles les consommateurs se sont habitués. Le revirement de Lidl ne devrait pas être sans conséquence pour les coopératives de Colombie qui avaient beaucoup investi pour obtenir la certification Fairtrade. 
Quand on y pense, et quittons ici le cas particulier de Lidl, il est quand même interpellant qu’un kg de bananes cultivées à l’autre bout de la planète, qui demandent un soin particulier et qui doivent voyager en containers à la température contrôlée, soit parfois vendu parfois de 1 euro. C’est moins cher qu’un kg de pommes produites en Belgique. 

Il n’y a pas miracle : des prix écrasés entraînent de nombreuses externalités négatives, un coût social et environnemental... mais aussi une spirale économique négative pour les producteurs en bout de chaîne. Les revenus moindres qu’ils perçoivent ne leur permettent plus de couvrir les coûts d’une production respectueuse de l’environnement. Ils n’ont plus non plus les moyens d’apporter les meilleurs soins aux bananiers, ce qui, à terme, affecte leur productivité et, du coup, à nouveau leurs revenus.

*Prix relevés dans un magasin bruxellois le 18 septembre 2019.

Photo : Nik Standbridge

3 OCT > Quels liens entre les produits locaux durables et les produits équitables du Sud?

13 Septembre, 2019 - 16:30
Quels liens entre les produits locaux durables et les produits équitables du sud ?
TABLE RONDE - BUFFET - CONFÉRENCEJeudi 3 octobre 2019
La vente en circuit court ne cesse de s'accroître. Le consommateur accorde en effet de plus en plus d’importance à une rémunération juste des agriculteurs. Peut-on parler de commerce équitable ? Quelles synergies entre les produits locaux et les produits équitables du Sud? Quelle solidarité entre producteurs locaux et producteurs du Sud ?Bienvenue à vous, consommateurs, producteurs, transformateurs et acteurs des communes CDCE.La participation est tout à fait gratuite, mais il est demandé de s’inscrire aux différentes parties via le formulaire que vous trouverez via e lien ci-dessous.
Infos et inscriptions sur www.luxembourgequitable.be
Cet événement est organisé par la Plateforme du Commerce Équitable en Province de Luxembourg. Dans le cadre de la Semaine du commerce équitable, initiative de la Coopération belge au Développement.

La Commission renforce l'action de l'UE en matière de protection et de restauration des forêts

31 Août, 2019 - 15:23
Le 23 juillet 2019, la Commission européenne a adopté une communication sur un nouveau cadre d'actions pour la protection et la restauration des forêts dans le monde, qui hébergent 80% de la biodiversité sur terre, procurent les moyens de subsistance d'environ un quart de la population mondiale, et sont vitales dans nos efforts pour lutter contre le changement climatique. Optimisme prudent des ONG.

Greenpeace - Jeremy Sutton-Hibbert L'approche renforcée porte à la fois sur l'offre et sur la demande. Elle introduit des mesures relatives à une coopération internationale renforcée avec les parties prenantes et les États membres, à la promotion des financements durables, à une meilleure utilisation des terres et des ressources, à une création d'emplois et une gestion de la chaîne d'approvisionnement durables, ainsi qu'à une recherche et à une collecte de données ciblées. Elle lance également une évaluation relative aux mesures réglementaires qui pourraient être prises pour minimiser l'incidence de la consommation de l'UE sur la déforestation et la dégradation des forêts.
L'approche européenne est une réponse à la destruction massive et continue des forêts de la planète; une superficie de 1,3 million de kilomètres carrés a été perdue entre 1990 et 2016, soit environ l'équivalent de 800 terrains de football par heure. Cette déforestation résulte principalement de la demande de denrées alimentaires, d'aliments pour animaux, de biocarburants, de bois et d'autres produits de base.
Les émissions de gaz à effet de serre liées à la déforestation constituent la deuxième cause du changement climatique. La protection des forêts est donc un élément important de notre responsabilité quant au respect des engagements pris dans le cadre de l'accord de Paris. D'un point de vue économique et social, les forêts fournissent les moyens de subsistance d'environ 25 % de la population mondiale et sont également le symbole de valeurs culturelles, sociétales et spirituelles irremplaçables.La communication de la Commission a un double objectif: d'une part, protéger et améliorer la santé des forêts existantes, en particulier les forêts primaires, et d'autre part, accroître sensiblement la surface forestière au niveau mondial, en garantissant son caractère durable et biodiversifié.

La Commission a défini cinq priorités:
  • réduire l'empreinte de consommation de l'UE sur la terre et encourager la consommation de produits issus de chaînes d'approvisionnement sans déforestation dans l'UE;
  • travailler en partenariat avec les pays producteurs afin de réduire les pressions sur les forêts et de parvenir à une coopération au développement ne contribuant pas à la déforestation;
  • renforcer la coopération internationale pour mettre un terme à la déforestation et à la dégradation des forêts et encourager la restauration des forêts;
  • réorienter le financement vers des pratiques d'affectation des sols plus durables;
  • veiller à la disponibilité et à la qualité des informations sur les forêts et les chaînes d'approvisionnement des produits de base, faciliter l'accès à ces informations et soutenir la recherche et l'innovation.

Des actions visant à réduire la consommation de l'UE
 et à encourager l'utilisation de produits issus des chaînes d'approvisionnement sans déforestation seront examinées dans le contexte d'une nouvelle plateforme pluripartite sur la déforestation, la dégradation des forêts et la régénération des forêts, qui réunira un large éventail d'acteurs concernés. La Commission encouragera également la mise en place de systèmes de certification renforcés pour les produits qui ne participent pas à la déforestation et elle étudiera d'éventuelles mesures législatives axées sur la demande et d'autres mesures d'incitation.
La Commission travaillera en étroite collaboration avec les pays partenaires pour les aider à réduire les pressions qui s'exercent sur leurs forêts et elle veillera à ce que les politiques de l'UE ne contribuent pas à la déforestation et à la dégradation des forêts. Elle assistera ses partenaires dans l'élaboration et la mise en œuvre de vastes cadres nationaux relatifs aux forêts visant à favoriser une utilisation plus durable des forêts et à renforcer la durabilité des chaînes de valeur forestières.
Elle travaillera également dans le cadre de forums internationaux tels que la FAO, les Nations unies, le G7 et le G20, l'OMC et l'OCDE, et ce afin de renforcer la coopération relative aux actions et aux politiques dans ce domaine. Elle continuera de veiller à ce que les accords commerciaux négociés par l'UE contribuent à la gestion responsable et durable des chaînes d'approvisionnement mondiales et à ce qu'ils encouragent le commerce de produits agricoles et forestiers ne provoquant pas de déforestation ou de dégradation des forêts. Elle mettra aussi en place des mécanismes d'incitation pour les petits exploitants agricoles afin de les aider à maintenir et à renforcer les services écosystémiques et à adopter une agriculture et une gestion des forêts durables.Afin d'améliorer la disponibilité et la qualité de l'information ainsi que l'accès à l'information sur les forêts et les chaînes d'approvisionnement, la Commission propose la création d'un observatoire de l'UE sur la déforestation et la dégradation des forêts, afin de surveiller et de mesurer les changements qui surviennent dans la couverture forestière au niveau mondial et les facteurs qui provoquent ces changements. Cette ressource donnera aux organismes publics, aux consommateurs et aux entreprises un meilleur accès à l'information sur les chaînes d'approvisionnement, en les encourageant à devenir plus durables. La Commission étudiera également la possibilité de renforcer l'utilisation du système satellite Copernicus pour la surveillance des forêts.

La Commission se concentrera sur la réorientation des financements publics et privés afin de contribuer à créer des incitations en faveur d'une gestion durable des forêts et de chaînes de valeur forestières durables, ainsi que pour la conservation de la surface forestière existante et la régénération durable d'une couverture supplémentaire. En collaboration avec les États membres, la Commission évaluera les mécanismes susceptibles de favoriser la finance verte en faveur des forêts et permettant de mobiliser des financements plus nombreux et plus importants.

Optimisme prudent des ONGHan de Groot, PDG de Rainforest Alliance, a déclaré: «C’est une étape importante, mais ce n’est qu’un pas vers une nécessaire action de plus grande ampleur. L'UE doit se donner les moyens de traduire ces engagements en actions concrètes »

«La transparence des engagements volontaires de non-déforestation et l’exploration de mesures réglementaires sont des étapes essentielles pour éliminer la déforestation liée aux importations de l’UE d’ici 2030», a déclaré de son côté Henriette Walz, responsable de la déforestation pour Rainforest Alliance.Pour Hannah Mowat, coordinatrice des campagnes pour Forêts et droits chez Fern : «La Commission a enfin ouvert la porte à la réglementation des importations de produits de base tels que l’huile de palme, le bœuf, le soja et le cacao, principaux moteurs de la déforestation mondiale et fortement associés aux violations des droits humains. Notre message est aujourd’hui adressé à Ursula von der Leyen: nous avons désespérément besoin de nouvelles lois obligeant les entreprises à démontrer que les produits qu'ils mettent sur le marché de l'UE ne sont pas entachés de déforestation ni d'atteintes aux droits de l'homme ».
La société civile du Ghana fait part de son optimisme prudent, la déforestation ayant augmenté de 60% en 2018, principalement en raison de la production de cacao, dont une grande partie est destinée à l'UE - le plus grand importateur, transformateur et consommateur du monde. «S'attaquer à la déforestation n'est pas possible sans répondre à la demande de l'UE pour les biens qui la génèrent», a déclaré Obed Owusu-Addai, militant à EcoCare, une ONG ghanéenne de plaidoyer  sur la défense des droits des communautés et les forêts.
«La présente communication reconnaît que le commerce avec les pays très forestiers peut avoir un impact négatif sur les forêts. Nous nous félicitons donc des propositions visant à inclure des dispositions spécifiques visant à garantir que le commerce des produits agricoles ne mène pas à la déforestation et à la dégradation des forêts, à condition qu’elles soient juridiquement contraignantes et exécutoires. Malheureusement, l'accord Mercosur ne contient aucune disposition spécifique à cet égard », conclut Mowat.

Commerce équitable et nouvelles dynamiques - 24/9 à Bruxelles - Inscrivez-vous !

29 Août, 2019 - 16:52
« Bean to bar », « Slow fashion », consommation locale : quels rapports le commerce équitable entretient-il avec ces tendances ? Quelles sont les synergies possibles ? Acteurs du commerce équitable et experts en débattent.


Le chocolat durable améliore-t-il les conditions de vie des cacaoculteurs ?

28 Août, 2019 - 17:09
Il ne fait pas bon être un petit producteur de cacao en Côte d’Ivoire ! Alors que, fin 2016, les excellentes conditions météorologiques dopaient la production mondiale de cacao de 3 à 5 %, dans la foulée, les prix du marché, quant à eux, chutèrent de 30 %. Cette baisse n’ayant jamais été répercutée sur les prix de vente aux consommateurs, ce sont les bénéfices des grands ac-teurs de l’industrie du cacao qui explosent, tandis que pour les petits producteurs commence une période de vaches maigres. Et cela au moment où tout le secteur parle de chocolat durable d'ici 2020, 2025 ou 2030 au plus tard. Quel est alors l’impact de tous ces labels durables ? Et où en est Fairtrade dans sa quête d’un revenu vital pour les cacaoculteurs ?

Le 15 mars 2019, Oikocredit Belgique a organisé une conférence académique intitulée ‘Labels. Do they lead to a better income for cocoa farmers?’. Le présent article résume les principales contributions et opinions des intervenants lors des débats.

Consultez l'article du Trade for Development Centre

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En Roumanie, les travailleuse de l’industrie de l’habillement touchent 14% du salaire vital

12 Août, 2019 - 09:13
14% du salaire vital, c’est ce que touche en Roumanie les travailleuses de l’industrie de l’habillement ! Ce chiffre est relevé dans le nouveau rapport d'achACT. Dans le monde, la plupart des travailleuses et des travailleurs de l’industrie de l’habillement ne gagnent pas un salaire vital. Et c’est aussi le cas en Europe et notamment en Roumanie. Le salaire y correspond à peine à 14% du salaire qui permettrait à leur famille de vivre décemment. Pour survivre, beaucoup doivent travailler sur le côté, emprunter de l’argent ou compter sur l’aide d’un proche qui migre à l’étranger. Il est clair que marques et enseignes européennes d’habillement profite de cette situation.

La Roumanie, le plus grand pays de production de vêtements d’Europe

De nombreuses marques et distributeurs de vêtements d’Europe occidentale, de la fast fashion aux vêtements de travail, en passant par des enseignes de luxe, se fournissent dans des usines Roumaines1. Les vêtements "Made in Romania" sont destinés principalement à l'Italie, au Royaume-Uni, à l'Espagne, la France, l'Allemagne et la Belgique.
Dans une recherche menée en Roumanie par le réseau international d’achACT, la Clean Clothes Campaign (CCC)2, il ressort que les travailleurs et les travailleuses, largement majoritaires, ne touchent environ que 208 euros nets par mois, soit 14% d’un salaire vital3. Leur salaire n’atteint pas le salaire minimum légal fixé à 249 euros par mois en Roumanie, lui-même inférieur au seuil de pauvreté établi par l’UE pour ce pays (283 euros). Un salaire vital serait d’environ 1.448 euros nets par mois.

De nombreuses travailleuses interrogées témoignent des difficultés auxquelles elles doivent faire face pour subvenir aux besoins de leur famille. Leur revenu est bien souvent la source financière principale du ménage. Et pourtant, malgré les heures supplémentaires – souvent impayées - et le rythme de travail insoutenable qui affaiblissent leur santé, la plupart doivent recourir à des prêts d’argent pour pouvoir s’en sortir et faire face à des besoins de base tels que le loyer de leur logement, le chauffage et les soins de santé. La majorité cultive ses propres légumes et élève des animaux afin de pouvoir se nourrir. Des membres de leur famille n’ont d’autre choix que de migrer vers l’Europe occidentale pour trouver des emplois – souvent précaires- et aider ceux restés au pays.
« Comment vivons-nous ?! Comment peut-on vivre avec un salaire minimum ? Avec beaucoup de difficulté, bien sûr. Lorsque je perçois mon salaire, je rembourse les mensualités de mon prêt. Je paye 450 RON 4pour mon loyer, je paye mes charges et il ne me reste plus rien. J'appelle donc ma famille pour emprunter de l'argent à nouveau
», témoigne Silvia, une travailleuse interrogée pour la recherche.5

Le droit à un salaire vital, un droit humain bafoué dans l’industrie du vêtement
Des salaires de misère qui maintiennent les personnes dans la pauvreté, cela constitue une violation des droits humains très courante dans l'industrie du vêtement à travers le monde. Il s’agit pourtant d’un droit fondamental reconnu notamment dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme.6 Ce droit est même largement repris dans les propres codes de conduite des marques. Mais, faute de cadre contraignant, ce droit est loin d’être respecté. Pourtant, en vertu des Principes Directeurs des Nations Unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’Homme7, les entreprises ont la responsabilité de respecter les droits humains et de mettre en oeuvre une « diligence raisonnable ». Elles doivent ainsi identifier, prévenir et remédier aux risques de violations des droits, y compris dans leurs filières d’approvisionnement. Et, toujours sur base de ces mêmes principes, les États ont l’obligation de respecter les droits fondamentaux, y compris le droit à un salaire vital, et de les protéger, y compris contre les violations commises par des entreprises.
Ressources :
- La synthèse du rapport d’achACT sur la Roumanie en français se trouve sur http://www.achact.be/upload/files/presse_communique/romania%20country%20profile%2019%20fr.pdf- Le profil complet sur la Roumanie, davantage d’informations et la liste complète des marques sont disponibles ici : https://cleanclothes.org/livingwage/europe/country-profiles/romania/view - Pour plus d’informations sur le salaire vital au niveau régional européen : https://cleanclothes.org/livingwage/europe/
 1 Notamment Armani, Aldi, Asos, Benetton, C&A, Dolce Gabbana, Esprit, H&M, Hugo Boss, Louis Vuitton, Levi Strauss, Next, Marks & Spencer, Primark et Zara (Inditex).2 Voir le rapport en anglais sur : https://cleanclothes.org/livingwage/europe/country-profiles/romania3 Le salaire vital doit permettre de couvrir les besoins de base tels que le logement, la nourriture, les soins de santé, l’habillement, les transports, l’éducation et l’épargne.  4 Environ 94 euros.5 Pour le témoignage complet de Silvia6 Ce droit est par ailleurs également reconnu dans la Charte sociale européenne.7 https://www.ohchr.org/Documents/Publications/GuidingPrinciplesBusinessHR_FR.pdf

"La Esperanza del Café". Une chanson pour sensibiliser à la crise du café

9 Août, 2019 - 10:26


Deux chanteurs professionnels belgo-salvadoriens bien connus au Salvador viennent de sortir une chanson destinée à sensibiliser les consommateurs à la crise que connaissent actuellement les producteurs de café.
La chanson, en espagnol, compte un couplet en français qui invite les consommateurs à se poser des questions et à agir : "Avis aux consommateurs, exigez un prix juste, le café vient d’ailleurs, ça peut changer les choses. Avant le café du matin, faudrait bien se demander d’où il vient."
Voir l'article sur rtbf.be
Voir la chaîne Youtube et la page Facebook des chanteurs.

Le commerce équitable en forte progression au Grand-Duché de Luxembourg

7 Août, 2019 - 09:52

A l’instar de l’environnement et du climat, la justice économique devient prégnante dans l’opinion publique. La rémunération des producteurs est désormais au centre des préoccupations des citoyens et constitue un défi majeur pour les entreprises et les pouvoirs publics. Le commerce équitable est une réponse à une mondialisation économique déséquilibrée et souvent brutale.
Les consommateurs du Luxembourg ont dépensé plus de 19,3 millions d’euros en produits certifiés Fairtrade
en 2018. Le chiffre d’affaires généré par les ventes de produits Fairtrade des différents partenaires de l’ONG a augmenté de 19% par rapport à 2017. La consommation moyenne annuelle par habitant est donc de 32,13 €.
Les principaux moteurs de la forte croissance en 2018 furent les roses (+64%), le textile (+58%), les délices chocolatés (+37%), les bananes (+19%) et le café (+11%). Les roses équitables deviennent le produit phare du commerce équitable au Luxembourg avec une part de marché de 38 %. Les bananes, avec une part de marché de 30 %, et le café avec 10% complètent le podium.
2018 fut une année d’innovation au niveau des produits Fairtrade « luxembourgeois » notamment avec l’élargissement de la gamme de viennoiseries, la première collection de mode certifiée et l’introduction des premiers thés certifiés. Au Luxembourg, 2 330 produits labellisés Fairtrade sont disponibles sur le marché, dont 186 proviennent d’acteurs luxembourgeois. Ce qui signifie une belle progression de 24 % de l’offre Fairtrade «luxembourgeoise» par rapport à 2017.

Des sénateurs américains demandent de bloquer l’importation de cacao produit en ayant recours au travail forcé d’enfants

6 Août, 2019 - 10:03
Les sénateurs démocrates américains Ron Wyden (Oregon) et Sherrod Brown (Ohio) ont envoyé une lettre au secrétaire par intérim du département américain de Sécurité intérieure, appelant l'administration à appliquer la loi existante, à enquêter et à bloquer toute importation de cacao produit en ayant recours au travail forcé d’enfants.
La lettre des sénateurs fait suite à un rapport du Washington Post mettant en lumière l’importance du travail d’enfants dans la production de cacao importé aux États-Unis par de grandes entreprises de fabrication de chocolat. 
«Le commerce mondial du cacao est important et les États-Unis sont un grand importateur de produits à base de cacao. Rien qu’en 2018, les États-Unis ont importé pour 608 millions de dollars de fèves de cacao de la Côte d’Ivoire, en plus des 100 millions de dollars de pâte de cacao. Compte tenu de la prévalence du travail forcé des enfants dans le secteur du cacao en Côte d’Ivoire, il est clair que certaines, sinon une partie importante de ces importations, ont été produites grâce au travail forcé d’enfants. Il est temps que les États-Unis prennent des mesures plus énergiques pour lutter contre le travail forcé d’enfants dans le secteur du cacao et pour appliquer pleinement la section 1307 comme le souhaitait le Congrès », ont écrit les sénateurs.
Il y a plus de 20 ans, le Département du travail (DOL) et le Congrès avaient collaboré avec de grandes entreprises chocolatières pour mettre au point un cadre visant à éliminer le travail des enfants de leurs chaînes d'approvisionnement en Afrique de l'Ouest, source de la grande majorité du cacao dans le monde.
Dans leur lettre, les sénateurs exhortent la secrétaire par intérim, McAleenan, à enjoindre aux Douanes et à la patrouille des frontières (CBP) de bloquer les importations de cacao produit via du travail forcé et, le cas échéant, de mener une enquête criminelle.

Une copie de la lettre des sénateurs est disponible ICI

Hope Project

17 Juillet, 2019 - 14:33
Le but de l’association est de sensibiliser à la consom’ACTION, avec l’importation, la création et la vente sous les normes du commerce équitable de produits naturels dont l’Ivoire végétal (Tagua), la noix d’un palmier qui pousse en Amérique du Sud, principalement en Equateur. Les bénéfices des ventes vont à des  projets sociaux et humanitaires en Belgique et dans le monde.
www.hope-project.beFacebook

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