Fair Labor Association

Par son travail avec les multinationales de la confection et de la chaussure, l’ONG américaine FLA exerce un regard critique sur les conditions de travail de dizaines de milliers de travailleurs agissant en sous-traitance pour les grandes marques.

Appelée de ses voeux par l’ancien président américain Bill Clinton, Fair Labor Association (FLA) a été créée en 1999 à l’initiative d’une coalition de 200 acteurs assez différents : industriels du textile et de la chaussure, syndicats, ONG de défense des droits de l’homme, organisations de consommateurs et universités. FLA travaille habituellement avec les grandes marques de ces deux secteurs industriels (Adidas, Nike, Puma, H&M…), auprès desquelles elle tente de promouvoir le respect des droits des travailleurs.
L’accent est particulièrement mis sur les conditions de travail des sous-traitants dans des pays aussi variés que la Thaïlande, le Pakistan, la Bolivie et la Chine. Le code de conduite de FLA a été élaboré par une coalition d’industriels,
ce qui lui a valu, à l’origine, le scepticisme d’ONG qui le trouvaient trop peu exigeant. Il vise essentiellement à traduire les normes de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) dans les relations contractuelles de travail : interdiction du travail forcé et du travail des enfants, garanties de sécurité et d’hygiène, liberté d’association et de négociations collectives, salaire décent, non-discrimination, etc. Outre le paiement d’un droit d’inscription, toute entreprise désireuse de s’impliquer dans FLA doit apporter la preuve de sa volonté de se soumettre à un programme de responsabilité sociale et à des audits indépendants. Pour réaliser ces derniers, FLA fait appel à une vingtaine d’organismes certificateurs établis dans les cinq continents. Toute entreprise adoptant le système FLA doit l’appliquer avant tout à ses fournisseurs et soustraitants.