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Les 21 et 22 octobre 2006, le premier salon du « Tourisme autrement » s'est déroulé sur le site de "Tour et Taxis" à Bruxelles.

Dans ce cadre, le Fair Trade Centre (Coopération Technique Belge) a financé la venue de 16 « opérateurs » du Sud pour qu'ils puissent présenter leurs services touristiques dans une zone dédiée au "Tourisme équitable". :

Pour participer, tous devaient répondre aux critères de la "Charte du tourisme équitable".

Le tourisme équitable, un exemple de commerce équitable dans le domaine des services

Depuis les années ’80, le tourisme de masse concerne de plus en plus les pays en développement. Plusieurs personnes se sont dès lors interrogées sur les méfaits qu'il pouvait engendrer auprès des populations autochtones et ont donné naissance à la notion de tourisme équitable.

A l’inverse du processus dominant des prix cassés et des décisions de dernière minute, le tourisme équitable cherche à respecter la vérité des prix, à trouver le « juste prix ». Ce prix équitable doit permettre d’assurer des rémunérations convenables et des prestations sociales conformes aux normes de l’Organisation internationale du travail, de couvrir les amortissements des équipements, de financer la formation des intervenants et contribuer aux services de protection environnementale et culturelle. Les avances et le paiement rapide du solde ont pour but d’éviter l’endettement des opérateurs de faciliter les anticipations et de sécuriser les investissements. Enfin la garantie de la stabilité du prix facilite les anticipations sur le long terme.[1]

« Il faut appliquer au tourisme ce qui se fait déjà pour le commerce équitable des biens alimentaires. Les consommateurs sont prêts à payer un peu plus, à condition que le supplément profite directement aux populations locales »[2]

Dans le tourisme équitable, les communautés locales participent de façon prépondérante à l'évolution de la définition de ces activités (possibilité de les modifier, de les réorienter, de les arrêter). Elles participent aussi à leur gestion continue de façon significative.

Ainsi, les conditions sont réunies pour des rencontres riches d’échanges entre les habitants et touristes qui n’exploitent pas les premiers mais qui leur fournissent des moyens de vivre dignement. Le respect mutuel et le désir de mieux connaître l’Autre sont à la base de ces programmes, qui offrent une possibilité de plus dans le champ de la solidarité internationale. On passe d’une « citoyenneté en vacances » à une « citoyenneté pendant les vacances ».


[1] Gilles CAIRE, Tourisme solidaire, capacités et développement socialement durable, 5e Conférence internationale sur l’approche des Capacités – Paris 11-14 septembre 2005

[2] Les amis de Mamadou, Sénégal

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