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Un blog du Trade for Development Centre
Mis à jour : il y a 49 min 26 sec

Le commerce équitable prend place dans les entreprises

20 Novembre, 2018 - 20:19
Source : Metro
"Plusieurs grandes entreprises actives en Belgique ont récemment choisi de participer à l’initiative Fairtrade at work qui encourage les sociétés à acheter des produits issus du commerce équitable."
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Le mouvement du commerce équitable et la CNUCED unissent leurs forces

10 Novembre, 2018 - 18:14
Le Fair Trade Advocacy Office, basé à Bruxelles, et la Conférence des Nations Unis sur le Commerce et le Développement (CNUCED) unissent leurs efforts pour améliorer les conditions de vie et de travail des artisans, des travailleurs, des petits exploitants et producteurs en Afrique, en Asie et en Amérique latine.
Les deux organisations, qui réclament depuis des décennies un système commercial plus équitable, ont signé un protocole d'accord le 19 octobre à Madrid. Isabelle Durant, secrétaire générale adjointe de la CNUCED et le directeur de la Fair Trade Advocacy Office, Sergi Corbalan, se sont rendu dans la capitale espagnole pour assister à la conférence annuelle des Communes du commerce équitable.
Il existe aujourd'hui plus de 2 000 Communes du commerce équitable, un phénomène qui souligne la préoccupation croissante des citoyens et des gouvernements concernant les pratiques commerciales actuelles. Selon le rapport annuel de Fairtrade International, les ventes mondiales de produits certifiés équitables - tels que le café, le cacao et les bananes - ont augmenté de 8% en 2017 pour atteindre 8,5 milliards d'euros (9,74 milliards de dollars). Ce qui a permis de rapporter 178 millions d’euros supplémentaires (204 millions de dollars) à  1,6 million d’agriculteurs et de travailleurs.

 Se débarrasser des labels

Qu’en est-il des milliards de produits qui n’ont pas de certification ? Pour Sergi Corbalan, la solution à long terme n’est pas d’augmenter les certifications, mais de changer le système pour que tous les échanges commerciaux soient équitables.  « Notre but ultime est de se passer des labels de commerce équitable » a-t-il-déclaré.
«Nous voulons que tous les agriculteurs reçoivent un prix décent. Nous voulons que toutes les coopératives soient fortes et capables de négocier les termes de l'échange. Si les labels de commerce équitable ne sont finalement plus nécessaires, c’est une très bonne nouvelle », at-il ajouté.   Selon le protocole d'accord, le partenariat sera axé sur «la promotion d'une répartition juste et équitable des bénéfices entre les acteurs de la chaîne de valeur, notamment les travailleurs, les artisans, les petits producteurs et les micro, moyennes et petites entreprises».

« Nous sommes convaincus que la coopération des réseaux de commerce équitable avec la CNUCED contribuera à rendre plus équitables les chaînes d’approvisionnement  mondiales et à multiplier les entreprises du commerce équitable » a déclaré Sergi Corbalan, ajoutant que les secteurs prioritaires seraient l’agriculture, le linge de maison, la bijouterie,  les accessoires vestimentaires, le cuir,  les cosmétiques et les textiles.

Les marchés de produits durables en 2018 : Statistiques et tendances

9 Novembre, 2018 - 18:13
Selon le rapport «L’état des marchés durables 2018: statistiques et tendances émergentes», les normes volontaires de durabilité connaissent une croissance importante dans le monde entier, en réponse aux demandes des consommateurs, des acheteurs et des producteurs.

Le rapport présente les données sur les volumes mondiaux et les zones de production, mais aussi sur les producteurs certifiés pour quatorze normes volontaires importantes.
Il s’agit du troisième rapport conjoint de l'Institut de recherche en agriculture biologique (FiBL), de l'Institut international du développement durable (IIDD) et du Centre du commerce international (ITC). Le rapport constitue la source de données mondiale la plus complète disponible pour les marchés de produits de base agricoles certifiés.
Le rapport montre que les terres agricoles sur lesquelles des produits certifiés sont cultivés continuent d’augmenter. Pour certains produits, tels que le café et le cacao, plus de 20% des cultures mondiales sont certifiées durables. Le coton certifié connaît le taux de croissance le plus élevé, la superficie cultivée a triplé entre 2011 et 2016. Le cacao certifié a également presque triplé sa superficie, tandis celles de l’huile de palme et du thé ont plus que doublé au cours de la même période.
En 2016, plus de 57.8 millions d’hectares de terres agricoles dans le monde étaient certifiés biologiques ou sur le point de l’être, ce qui représente 1.2% de toute la superficie des terres agricoles du monde.

En termes de standards plutôt que de cultures, l'état des marchés durables constate que la Table ronde sur le soja responsable (RTRS) a connu la plus forte progression, la superficie certifiée couverte étant plus de sept fois supérieure. La superficie de la Better Cotton Initiative (BCI) a été multipliée par cinq, tandis que celle de Cotton made in Africa (CmiA) a presque quadruplé.
Téléchargez le rapport (en anglais)

Mars investira 1 milliard de dollars dans une chaîne durable d'approvisionnement de cacao et veut aller au-delà des certifications

7 Novembre, 2018 - 08:56
Mars investira 1 milliard de dollars dans une chaîne durable d'approvisionnement de cacao et veut aller au-delà des certifications.
« Cocoa for Generation », le nouveau plan lancé en septembre 2018 par Mars Wrigley Confectionery pour améliorer la durabilité de sa filière cacao, se verra doté d’un milliard de dollars sur 10 ans.Mars veut que 100% de son cacao soit entièrement traçable et acheté de manière responsable d'ici 2025. Cela peut sembler un recul car la société avait déjà auparavant annoncé vouloir acheter du cacao 100% certifié d’ici 2020. "Un cacao responsable signifie disposer de systèmes en place pour lutter contre la déforestation, le travail des enfants et pour augmenter les revenus des agriculteurs."
Mars s’engage à collaborer avec Fairtrade et Rainforest Alliance afin d’améliorer  les audits,  les contrôles en matière de travail d’enfants, la traçabilité ainsi que les primes versées aux agriculteurs. La société utilisera également la technologie GPS pour freiner la déforestation. Michael Gidney, CEO de la Fairtrade Foundation au Royaume-Uni confirme que : "La certification Fairtrade continue à faire partie du programme et nous travaillerons avec Mars pour un futur meilleur, plus durable pour les fermiers."
Mais John Ament, vice-président mondial pour le cacao a déclaré à Reuters que Mars voulait désormais aller  « au-delà des certifications », qui n’ont pas l’impact espéré.  « La certification ne suffit pas. Nous pensons que nous devons établir des normes plus exigeantes que les standards de certification actuels. »  « Aujourd’hui, 50% du cacao est certifié par des organismes comme Rainforest Alliance et Fairtrade. Mars a déclaré  qu’il maintiendrait ces volumes et les augmenterait éventuellement si des améliorations étaient constatées dans les standards de ces organismes. La certification - conçue pour garantir des pratiques plus éthiques et de meilleurs revenus – est également largement critiquée pour son manque d'amélioration des conditions de vie des agriculteurs, car les primes que ces derniers perçoivent dans le cadre des systèmes les plus importants sont en baisse. »*
* Ana Ionova, Mars aims to tackle "broken" cocoa model with new sustainability scheme, Reuters, September 19, 2018

Ottignies-Louvain-la-Neuve titrée commune du commerce équitable

6 Novembre, 2018 - 09:36
Ottignies-Louvain-la-Neuve a reçu, le 31 octobre 2018, le titre de commune du commerce équitable. La troisième en Brabant wallon après Nivelles et Rixensart.
Waterloo, Braine-l’Alleud, La Hulpe, Genappe, Jodoigne, Beauvechain, Perwez et Ittre sont candidates. 

Sur les 281 communes de Wallonie et de Bruxelles, près d’une centaine sont engagées dans la campagne et 40 sont titrées.

Plus d'info sur le site web de la commune

Plus d'info sur la campagne "Commune du commerce équitable" : www.cdce.be

La norme ISO/CEN "cacao durable" prend du retard

5 Novembre, 2018 - 13:39
Attendue fin 2018, la norme ISO/CEN sur le cacao durableprend du retard en raison d’un désaccord sur les modalités et les coûts du contrôle de la norme.
Si certains chocolatiers ont adopté les systèmes de certification Fairtrade, Rainforest Allliance, Utz Certified, il est néanmoins clair que l'industrie ne mise pas uniquement sur cette piste. À leur initiative, le CEN (Comité européen de normalisation), la coupole des organisations nationales de normalisation de 33 pays européens, a engagé en 2011 un processus devant déboucher sur « une norme générale pour le cacao durable ».
Un objectif ambitieux, certes, particulièrement vu que le CEN quitte pour la première fois son terrain de prédilection - les normes de qualité et de sécurité - pour aborder un thème aussi complexe que la durabilité. Il a rapidement été rejoint dans cette entreprise par l'ISO (International Organization for Standardization) et ses 163 pays membres. Les pays producteurs de cacao se retrouvent également autour de la table, de même que d'autres parties prenantes comme des entreprises et des ONG, par le biais des comités miroirs nationaux.
La norme ISO 34101 - Fèves de cacao durables et traçables décrit ce qui est nécessaire à une culture durable des fèves de cacao. Elle vise aussi à l’élaboration d’un système de développement progressif des fermes où elles sont produites.
Tous les maillons de la chaîne du cacao pourront utiliser la norme. L’objectif est d’établir de bonnes pratiques agricoles, de protéger l’environnement et d’améliorer les conditions sociales et les conditions de vie des fermiers. En outre, il s’agit aussi de rendre le secteur attractif pour les jeunes, un aspect qui n’est pas sans importance quand on sait que l’âge moyen des fermiers ne cesse d’augmenter.
Le projet de norme se compose de trois parties :•             Exigences relatives au système de management de la durabilité•             Exigences de performance (relative aux aspects économiques, sociaux et environnementaux)•             Exigences de traçabilité
La série de normes recourra à un système Low Threshold/High Bar, c'est-à-dire distinguant différents niveaux (d'entrée, moyen, haut). La reconnaissance à un de ces niveaux implique la mise en place d'un plan d’action pour accéder à un niveau supérieur. Ce faisant, ISO/CEN espère faire du cacao durable la norme et non plus un produit de niche. 
Contrairement aux systèmes de certification existants, aucun label CEN ou ISO ne sera apposé sur le produit final à l'intention du consommateur : il reviendra aux entreprises souhaitant mettre en exergue que leur cacao est « cultivé durablement » de faire valider cette allégation. 
La norme devrait être finalement validée avant fin 2019

Les initiatives de certification de durabilité doivent être plus efficaces

4 Novembre, 2018 - 11:18
La nouvelle étude de SOMO montre que les conditions de travail dans plusieurs fermes et plantations certifiées durables restent problématiques. 
Les travailleurs font face à toute une série de défis comme des bas salaires, des situations dangereuses et insalubres et sont empêchés de défendre leurs droits.

Des changements et des améliorations sont urgemment nécessaires pour que les initiatives de certification de durabilité deviennent un véritable instrument d’amélioration des conditions de travail pour les travailleurs agricoles dans les pays en développement. 
Lire l'étude (en anglais)

Une chaîne d’approvisionnement alimentaire plus équitable: un pas de plus vers la fin des pratiques commerciales déloyales

30 Octobre, 2018 - 10:22
Le Parlement a adopté son mandat de négociation pour une nouvelle législation de l’UE visant à mettre fin aux pratiques commerciales déloyales dans la chaîne d’approvisionnement alimentaire.
L’équipe de négociation du Parlement a désormais le feu vert pour débuter les pourparlers avec la présidence autrichienne du Conseil sur la version finale de la directive. Cette dernière devrait davantage protéger les agriculteurs contre les pratiques commerciales déloyales des acheteurs.
Pour plus d’informations sur la position de négociation du Parlement, cliquez ici.

Le rapporteur et négociateur en chef du Parlement, Paolo De Castro (S&D, IT), a déclaré:
"C’était maintenant ou jamais. Malgré toute la pression exercée ces dernières semaines de la part des lobbys des supermarchés pour enterrer cette législation, je suis ravi que le Parlement nous ait donné son feu vert pour finaliser les travaux sur ces nouvelles règles dont nos agriculteurs ont tant besoin pour mettre fin aux pratiques commerciales déloyales dans la chaîne d’approvisionnement alimentaire.
Il faut immédiatement commencer les trilogues et les finaliser avant Noël. C’est notre seule chance d’y parvenir avant les élections européennes.
Dans ce combat de David contre Goliath, nous devons armer les plus faibles de la chaîne d’approvisionnement alimentaire afin de garantir l’équité, une nourriture plus saine et des droits sociaux. Nous travaillerons d’arrache-pied pour veiller à ce que les consommateurs continuent d’avoir un large accès aux produits européens de la plus haute qualité."
Prochaines étapes

Le mandat de négociation a été adopté par 428 voix pour, 170 voix contre et 18 abstentions. Les premiers trilogues entre le Parlement, le Conseil des ministres et la Commission européenne ont déjà commencé. Une fois que l’accord sur la version finale de la nouvelle législation aura été conclu, il devra être confirmé par le Parlement et le Conseil.

L'Envol du Colibri : mode éthique et équitable

28 Octobre, 2018 - 18:41
Aimer la mode et faire sa part pour la planète, c'est possible
L'Envol du Colibri est une société de vente de prêt-à-porter pour femmes qui s’inscrit dans une logique intemporelle, biologique, écologique, responsable et éthique. Les marques sont soigneusement choisies pour leurs valeurs.
« L’une de ces valeurs est la culture Biologique. Pourquoi ? Tout d’abord, pour le respect de la nature qui nous entoure. En effet, les matières biologiques comme le coton biologique par exemple sont cultivées sans engrais chimiques et sans pesticides. Mais également pour les travailleurs qui ne doivent plus s’endetter pour l’achat d’engrais et pour préserver leur santé, puisqu’ils sont directement en contact avec les matières premières…. Les autres valeurs qui nous tiennent à cœur sont l’éthique et l’équitable. C’est-à-dire le respect des droits de l’homme sur le lieu de travail, avec l’interdiction du travail forcé et du travail des enfants, l’absence de discrimination raciale ou sexuelle, la liberté syndicale, le respect des conditions d’hygiène et de sécurité. Toutes ces normes relèvent de l’éthique ! Le domaine de l’équitable est également respecté en instaurant des relations commerciales justes, en faisant travailler des artisans pour une rémunération décente et dans une relation de confiance. »*

L'Envol du Colibri est membre de la Fédération Belge du Commerce Equitable (BFTF)
Contact :Esther Sougné - Sophie Depas
+32 496 69 06 21 - +32 472 29 24 06info@lenvolducolibri.be
www.lenvolducolibri.be
* Page Facebook de L'Envol du Colibri :  https://www.facebook.com/lenvolducolibri/

Plus de 8 milliards d'euros de ventes de produits équitables dans le monde

18 Octobre, 2018 - 16:30
Les ventes mondiales de produits Fairtrade ont augmenté de 8% pour atteindre près de 8,5 milliards d'euros en 2017, générant des primes estimées à 178 millions € pour les organisations de producteurs et pour les travailleurs.

Plus d'informations sur le site de Fairtrade International

Vers un dépôt de bilan pour Traidcraft ?

16 Octobre, 2018 - 08:53
Traidcraft, acteur historique du commerce équitable au Royaume-Uni est en grande difficulté financière, avec une perte de 500.000 livres en 2017. L'organisation consulte pour voir si elle pourra poursuivre ses activités.

Plus d'info : Is this the end of the road for Traidcraft? (BBC)

La coopérative Ethiquable remporte le 25ème prix de l’économie sociale et lance un appel pour favoriser le modèle coopératif.

15 Octobre, 2018 - 09:32
Depuis maintenant près de 10 ans, la coopérative Ethiquable démontre chaque jour qu’un autre modèle d’entreprise est possible : celui de la coopérative d’économie sociale.
L’économie sociale est un mouvement économique où le profit n’est pas une fin en soi mais un moyen au service d’objectifs d’intérêt général. C’est un modèle économique qui se définit également par une autonomie de gestion, des processus de décisions démocratiques et la primauté des personnes et du travail sur le capital dans la répartition des revenus.
Le Prix de l’Economie sociale a pour objectif depuis 25 ans de mettre en valeur des entreprises sociales wallonnes et bruxelloises qui se distinguent par leur impact sociétal et développent des modèles économiques innovants et résilients tout en créant des emplois durables.
La coopérative Ethiquable est, de prime abord, une entreprise commerciale qui vend des produits alimentaires comme tant d’autres. Mais deux choses essentielles la différencient d’une entreprise conventionnelle : sa finalité et son mode de gouvernance.
Chez Ethiquable les travailleurs sont également propriétaires de leur entreprise 
En effet, d’une part, le coeur de métier d’Ethiquable, c’est sa finalité sociale, à savoir soutenir le modèle de l’agriculture paysanne afin de permettre aux personnes qui produisent notre alimentation de vivre décemment de leur activité. L’entreprise le fait en créant et en développant des produits bio et équitables avec des coopératives de producteurs agricoles. Elle les distribue ensuite via des revendeurs sur les marchés spécialisés et de grande distribution du Benelux.
Malgré sa finalité sociale, Ethiquable est totalement autonome financièrement. Elle ne bénéficie d’aucun subside public. Ses revenus sont générés exclusivement par son activité économique et la valeur-ajoutée qu’elle crée est réinjectée dans sa finalité sociale.
D’autre part, la spécificité du modèle Ethiquable, c’est que c’est une société coopérative qui appartient à ses travailleurs. Ce sont donc eux qui définissent la stratégie de l’entreprise et qui sont à la manoeuvre. Les décisions se prennent sur base du système 1 homme=1voix.
A l’occasion de ce prix, Ethiquable plaide pour une valorisation du modèle coopératif d’économie sociale. «Depuis la création de notre entreprise, nous sommes très fiers de prouver chaque jour sur le terrain depuis près de 10 ans qu’il est possible d’entreprendre avec succès en mettant l’humain au coeur de notre activité », souligne Stephan Vincent d’Ethiquable. « Notre action au quotidien s’inscrit dans un environnement conventionnel très concurrentiel et très changeant. Notre modèle coopératif a montré que notre mode de gouvernance démocratique et participatif nous permettait de maintenir le cap sur le long terme en résistant bien aux turbulences. Et nous sommes loin d’être les seuls. L’économie sociale offre aujourd’hui de l’emploi à plusieurs centaines de milliers de personnes en Wallonie et à Bruxelles, elle génère actuellement plus de nouveaux emplois que l’économie conventionnelle. Le modèle coopératif a, lui, démontré sa grande capacité de résilience pendant les crises économiques. Il est donc urgent que le monde politique travaille à la création d’un cadre propice au développement du modèle coopératif d’économie sociale », conclut Stephan Vincent.

Le commerce équitable peine à sortir les producteurs de cacao de la pauvreté en Côte d’Ivoire

14 Octobre, 2018 - 07:00

Un constat préoccupant

Ces dernières années, les études attestant que les producteurs de cacao de côte d’Ivoire, le principal pays producteur, vivent dans la misère s’accumulent : 0,86 euros, environ 1 dollar par jour, c’est ce qu’ils gagnent selon Barry-Callebaut et l’Agence française de développement[1]. Des revenus qui les maintiennent en dessous du seuil de pauvreté[2], avec pour corollaire, pour s’en sortir : le travail d’enfants et une déforestation galopante (la productivité des terres défrichées requérant moins de main d’œuvre les premières années).Fait troublant : que les producteurs soient certifiés équitable ou durable ne change pas grand-chose aux revenus qu’ils perçoivent. Fairtrade International et True price indiquent que seuls 42% des producteurs certifiés Fairtrade gagnent plus que le seuil d’extrême pauvreté[3]et que seuls 23 % gagnent plus que le seuil de pauvreté.[4]

Selon la même étude, à rendements identiques, le prix du cacao devrait se situer autour de 4,72 dollars/kg pour que 80% des producteurs dépassent le seuil de pauvreté.[5]Il est donc urgent que Fairtrade international développe de vastes programmes d'augmentation de la productivité et relève son prix minimum garanti qui n’est pour l’instant que de 2 dollars par kilo de cacao, auquel est ajouté une prime de développement de 0,2 dollars/kg.[6]Les auteurs du baromètre cacao 2018 en sont eux aussi convaincus : « Le prix minimum du commerce équitable est probablement beaucoup trop bas pour que les agriculteurs puissent échapper à la pauvreté»[7]. Ce qui pose au passage la question de la manière dont ce prix minimum, en vigueur depuis plusieurs années, a été calculé. D’autant que l’on a fait croire jusqu’à présent aux consommateurs que le prix équitable permettait de couvrir les coût de production et d’assurer des conditions de vie décentes.
Pour être de bon compte, il faut préciser que la compétition entre les systèmes de certification est féroce sur ce marché du cacao, et  ne tourne pas à l’avantage de la certification Fairtrade. Les grandes entreprises privilégient les certifications UTZ ou Rainforest Alliance qui, elles, ne fixent pas prix minimum garantit aux producteurs. En 2017, un peu moins de 1,5 millions de tonnes[8], soit 1/3 du cacao produit dans le monde étaient certifiées UTZ. Problème supplémentaire : 66% du cacao certifié Fairtrade ne se vendent pas sous les conditions du commerce équitable en raison du manque de débouché. En Belgique, seul 1% du chocolat vendu est équitable.

Mais cet échec (77% des producteurs certifiés Fairtrade ne dépassant pas le seuil de pauvreté) a aussi d’autres explications. Selon BASIC, qui a comparé des filières cacao en Côte d’Ivoire et au Pérou : « Le commerce équitable du cacao semble avoir peu d'impacts significatifs lorsqu'il est intégré dans des chaînes de valeur standardisées de production de masse (ceci est encore plus flagrant dans le cas des certifications durables) »[9], ce qui est le cas en Côte d’Ivoire.


Producteurs de cacao en Côte d'Ivoire ©  TDCQuelques pistes pour renforcer l’équitéPour être réellement bénéfique aux producteurs, pour être une réelle force de changement, les filières équitables doivent s’attaquer à divers chantiers, de manière concomitante :
  • Prioriser l’organisation de filières d’approvisionnement alternatives à celles des grands groupes, en valorisant la qualité via une politique différentiée de prix bord champs en fonction des variétés (criollo, mercedes, forastero) et des grades (1 ou 2)[10]du cacao. En Côte d’Ivoire, il est tout à fait possible de sortir de la « commodification » qui permet de maintenir les prix bas, et de développer des cacaos de spécialité, d’origine. Un exemple parmi d’autres : la coopérative SCEB produit du cacao biologique de qualité supérieure, vendu à Ethiquable[11]pour en faire du chocolat certifié « label des petits producteurs »[12]. L’institut de recherche Südwind a d’ailleurs remarqué que la qualité du cacao Côte d’Ivoire avait augmenté ces dernières années, ce qui semble avoir poussé certains industriels allemands à acheter plus de cacao au Nigéria, ou la qualité est moins bonne et où les prix peuvent être maintenus aux faibles niveaux actuels.
  • Appuyer la structuration d’unions de coopératives pour faire entendre la voix des producteurs et tenter de rééquilibrer les rapports de force avec les acheteurs.
  • Renforcer les coopératives, notamment dans la gouvernance, les services aux membres, la commercialisation et la gestion financière pour qu’elles puissent acquérir des fonds de roulement suffisants permettant à leur tour de fidéliser leurs membres.
  • Promouvoir un revenu minimum vital pour les différents intervenants de la filière, au premier rang desquels les cacaoculteurs. Fairtrade International et True Price viennent d’évaluer ce revenu à 2.51 dollars[13]par jour et par personne en Côte d’Ivoire. Pour se rapprocher de ce revenu minimum vital, Belvas, une chocolaterie belge connue pour ses chocolat bio et Fairtrade, a lancé, en octobre 2018, une nouvelle gamme de chocolat en provenance de Côte d’Ivoire.[14]2,4 dollars (dont 1,2 dollar de prime) par kilo sont versés à la coopérative de producteurs. Impayable pour le consommateur ? La prime ne représente pour lui que 10 centimes par tablette de 180g.
  • Travailler d’urgence à augmenter les rendements peu élevés (435 kg/ha)[15]et promouvoir la diversification des cultures.
  • Lutter contre la déforestation (la Côte d’Ivoire a, depuis 1960, perdu 13 millions d’hectares, soit 80% de couverture forestière) pour préserver la biodiversité, limiter ses effets sur la pluviométrie, les rendements et donc, à terme, son impact à la baisse sur les revenus.  Une chocolat équitable ne devrait être produit qu’avec du cacao cultivé selon les principes de l’agroforesterie.
  • Il faut également oser le dire : augmenter la taille des fermes parfois trop petites pour être rentables. Pour être rentables, les fermes de Côte d’Ivoire devraient avoir au minimum entre 2 et 3 hectares, avec des rendements de 750 kg/sec/ha[16]
  • Pour augmenter la valeur ajoutée dans le pays d’origine, le commerce équitable pourrait aussi encourager la transformation locale du cacao. Les coopératives pourraient être amenées à « remonter la chaîne » de valeur pour être impliquées dans la transformation de produits semi-finis comme la masse et le beurre. Par ailleurs, même si l’échelle reste fort limitée, saluons les initiatives d’entrepreneurs locaux qui viennent d’aller jusqu’au produit fini et de lancer leurs marques de chocolats en Côte d’Ivoire et au Ghana, mais aussi dans d’autres pays africains. [17]
Séchage du cacao en Côte d'Ivoire ©  TDC

























Des plateformes nationales réunissant pouvoirs publics, industriels du cacao et du chocolat, détaillants, ONG et instituts de recherches sont aussi de bons outils opérationnels pour contribuer à un secteur du cacao/chocolat plus durable, à une plus grande traçabilité des filières et à de meilleurs revenus pour les producteurs. Il en existe en Allemagne, en Suisse et aux Pays-Bas.Toutefois, les dynamiques complexes et l’importance des enjeux font que, pour rendre les filières réellement plus durables, les initiatives volontaires telles le commerce équitable ne sont pas suffisantes. Dans les pays d’origine, elles doivent s’appuyer sur des législations destinées à garantir des prix rémunérateurs aux producteurs, à faire respecter les conventions de l’Organisation internationale du travail et à endiguer la déforestation… Dans les pays consommateurs, comme cela s’est fait en France, des législations rendant les entreprises responsables juridiquement des impacts de leurs activités tout le long de leur chaîne de production et d’approvisionnement sont à faire émerger.[18]
Samuel Poos

[1] Gaëlle Balineau (AFD) Safia Bernath (Barry Callebaut), Vaihei Pahuatini, Cocoa farmers’ agricultural practices and livelihoods in Côte d’Ivoire, Insights from cocoa farmers and community baseline surveys conducted by Barry Callebaut between 2013 and 2015, Technical notes, AfD.[2] 1.27 USD (Banque mondiale)[3] 0,78 USD (Banque mondiale)[4] Fairtrade International and True Price, Cocoa Farmer Income. The household income of cocoa farmers in Côte d’Ivoire and strategies for improvement, April 2018. [5] Fairtrade International and True Price, Op., Cit. Page 27.[6] Fairtrade International devrait annoncer une revalorisation du prix minimum payé aux producteurs d’ici la fin de l’année 2018.[7] Antonie Fountain, Friedel Huetz-Adams, Cocoa Barometer 2018, Voice. [8]https://utz.org/wp-content/uploads/2018/06/UTZ_Cocoa-Statistics-Report-2017.pdf[9] BASIC (Bureau for the Appraisal of Societal Impacts and Costs), The dark side of chocolate, An analysis of the conventional, sustainable and fair trade cocoa chains, for the French Fair trade Platform, [10] Le cacao est classé en trois types commerciaux  qui sont le Grade 1, le Grade 2 et le Sous grade. Le cacao grades 1 et 2 est exporté sous l’appellation commerciale   « Good fermented : GF ». Le classement par grade est basé sur le pourcentage de fèves défectueuses (*Conseil Café-Cacao de Côte d’Ivoire).[11] Plus d’info : SCEB – Commerce équitable en Côte d’Ivoire [12] Plus d’info : Le label des petits producteurs [13] Fairtrade International and True Price, Op., Cit.[14] Plus d’info : Belvas, la chocolaterie belge qui s’attaque au travail des enfants. [15] Gaëlle Balineau (AFD) Safia Bernath (Barry Callebaut), Vaihei Pahuatini, OP. Cit. [16] Johan Declercq, expert cacao et filières durables qui a notamment travaillé 12 ans chez Max Havelaar Belgique (aujourd’hui Fairtrade Belgium).[17]  Hadassah Egbedi, 8 Female Entrepreneurs Promoting Bean to Bar Chocolate Production in Africa, Ventures Africa, August 20, 2018. Un artisan chocolatier ivoirien lance le premier chocolat de pâtisserie fabriqué en Côte d’Ivoire, Jeune Afrique, August 30, 2017[18] Loi n° 2017-399 du 27 mars 2017 relative au devoir de vigilance des sociétés mères et des entreprises donneuses d'ordre  

Ecaussinnes : La 5 ème Commune du commerce équitable en Province de Hainaut

8 Octobre, 2018 - 11:43
Ecaussinnes a reçu le 5 octobre le titre de « Commune du Commerce Equitable » !
Elle devient la 5ème du Hainaut à recevoir le titre après Mons, Soignies, Enghien et Tournai.

Aujourd'hui 40 communes (Wallonie-Bruxelles) sont des "communes du commerce équitable"! 40 communes pour plus de justice économique et sociale ! 

Vous aussi, faitez bouger les choses à partir de votre commune.

Plus d'info sur la campagne Commune du commerce équitable

Plus d'info sur la Semaine du commerce équitable

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7 Octobre, 2018 - 08:55
Félicitations à La commune de Rixensart, qui vient de recevoir ce dimanche 7 octobre le titre de Commune du commerce équitable.



Aujourd'hui 40 communes (Wallonie-Bruxelles) sont des "communes du commerce équitable"! 40 communes pour plus de justice économique et sociale ! 

Vous aussi, faitez bouger les choses à partir de votre commune.

Plus d'info sur la campagne Commune du commerce équitable

Plus d'info sur la Semaine du commerce équitable

Lidl Suisse passe aux bananes certifiées Fairtrade

6 Octobre, 2018 - 12:16
Lidl Suisse proposera à l'avenir uniquement des bananes certifiées Fairtrade Max Havelaar. Lidl Suisse franchit ainsi une étape supplémentaire en développant sa gamme durable. À partir de début novembre, la modification concernant les bananes portant jusque-là la certification Rainforest Alliance, va être mise en place.
Dans la zone de distribution ouest et donc dans près de la moitié de tous les magasins Lidl en Suisse, seront vendues, à partir de début novembre des bananes portant exclusivement la certification Fairtrade. À moyen terme, dans le reste des régions de ventes, les bananes Rainforest Alliance seront également remplacées par des bananes certifiées Fairtrade.



Faites de votre commune une Commune du commerce équitable

5 Octobre, 2018 - 11:46



Aujourd'hui 40 communes (Wallonie-Bruxelles) sont des "communes du commerce équitable"! 40 communes pour plus de justice économique et sociale ! 

Vous aussi, faitez bouger les choses à partir de votre commune.

Pour en savoir plus : www.cdce.be

Belvas, la chocolaterie belge qui s’attaque au travail des enfants

4 Octobre, 2018 - 20:39
La chocolaterie Belvas, reconnue pour ses chocolats Bio et Fairtrade, a lancé une nouvelle gamme ce 3 Octobre, dans le cadre de la Semaine du commerce équitable, afin de s’attaquer de manière frontale au problème du travail des enfants dans les plantations de Cacao en Côte d’Ivoire.

Thierry Noesen, fondateur de la chocolaterie basée à Ghislenghien, nous partage la genèse du projet « Le chocolat belge, produit magnifique et emblématique de notre plat pays, fait face à un vrai problème dans sa chaine de valeurs. D’un côté, les ventes se portent très bien, surtout à l’exportation, d’un autre, une majorité des producteurs de cacao en Côte d’Ivoire vit dans une situation d’extrême pauvreté, ce qui les conduit à mettre des enfants au travail. Sur ce point, les dernières estimations de l’université de Tulane font état de 2,2 millions d’enfants dans les plantations de Cacao en Côte d’Ivoire dont 250.000 en esclavage*. »


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Thierry Noesen détaille :  « Aujourd’hui le prix donné aux planteurs en Côte d’Ivoire pour leur cacao est de 1200 dollars. La prime fairtrade Max Havelaar peut rajouter 200 dollars à ce montant mais c’est encore loin d’être suffisant quand on sait que le revenu minimum vital est de 2400 dollars la tonne. La prime directe que nous versons complète quant à elle la différence de 1200 dollars par tonne afin d’atteindre le revenu minimum vital. Celle-ci est versée en échange d’un programme très détaillé qui a été étudié depuis deux ans en collaboration avec des experts, la coopérative ECSP Saint Paul, les planteurs eux-mêmes et l’équipe Belvas ».

Le programme DIRECT couvre 4 objectifs : 1. Stop au travail des enfants, 2. diversification des plantations (car les planteurs de cacao sont trop dépendants du cacao), 3. émancipation des femmes, et 4. restauration de la biodiversité par un reboisement et par le développement de compost naturel.
Il semble qu’aucun autre programme dans le marché du chocolat n’est allé aussi loin, et pourtant la prime ne représente pour le consommateur que 10 centimes par tablette de 180g.

Le nom DIRECT du programme se réfère aussi à la relation « directe » avec la coopérative qui permet de recevoir les fèves de la meilleure qualité, fermentées sur place de manière très contrôlée, et acheminées en Belgique par une filière traçable garantie à 100%.Belvas versera la prime DIRECT de 1200 dollars par tonne par le biais du « Fonds Belvas » instauré pour ceci à la Fondation des Générations Futures ».

L’approvisionnement et la traçabilité du cacao en filière directe depuis la coopérative jusqu’à Belvas seront quant à eux assurés par l’entreprise Belcolade et son programme Trace. (http://cacaotrace.com/together-for-a-better-future-for-cocoa).

Dans le cadre du programme DIRECT, cette prime sera appelée à bouger avec le temps ; si le marché du cacao devait grimper, le « gap » diminuera, et la prime nécessaire aussi. (Le revenu du planteur restera stable à 2400 dollars par tonne (ou plus dans le temps si inflation)).


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Plus en détails, le planteur recevra trois différentes primes dans le cadre du programme DIRECT de Belvas : la prime Fairtrade, la prime liée au programme Trace et la prime du programme DIRECT.

- La certification Fairtrade permet au planteur de bénéficier d’une prime de 200 dollars par tonne.

- La prime liée au programme Trace de Belcolade permettant une traçabilité parfaite et des fèves d’une qualité optimale fournit une prime « bord champ » de +/- 150 dollars (100.000 FCFA) sur le prix officiel en échange d’une qualité optimale des fèves. Cette qualité permet aussi un processus de fermentation des fèves mis en œuvre et contrôlé par Belcolade.

- La Prime DIRECT fournit la différence entre le revenu reçu par le planteur, la prime Fairtrade et la prime Trace et le revenu nécessaire pour vivre dignement. Plus concrètement, la prime se calcule comme suit dans le cadre d’un écart à financer de 1200 dollars par tonne :o   Prime Fairtrade : 200 dollars par tonneo   Prime Trace : 150 dollars par tonne (au cours actuel 177 dollars)o   Prime DIRECT : 850 dollars par tonne
La prime DIRECT  est payée à la coopérative à la fin du mois d’août de chaque année. Cette date a été choisie de commun accord avec la coopérative car elle correspond au moment où les planteurs ont le plus besoin de liquidités. Ils sont en effet souvent incapables de payer les quelques euros d’inscription à l’école (voir infra) par manque de moyens à ce moment-là. Une fois le paiement reçu, la coopérative transmettra le montant intégral directement aux planteurs partenaires dans un délai d’une semaine.Copyright : BelvasThierry Noesen : « Nous nous sentons responsables de prendre une initiative concrète par rapport à la grande injustice de distribution des revenus dans notre industrie. C’est pour nous une première en « non bio », mais nous restons cohérents par rapport à notre mission depuis 15 ans de travailler en contact direct avec les planteurs et de développer avec eux des programmes qui améliorent leur qualité de vie. Le tout depuis toujours sous label Fairtrade. Ici, nous nous sommes engagés envers ECSP Saint Paul à leur commander un volume de 50 tonnes de cacao, sans savoir si ce projet va réussir.  Cela représente, en termes financiers, un risque sur la moitié du bénéfice de la société.  Bien sûr, malgré cet engagement important, notre force de frappe en volume n’est certainement pas aussi grande que les grands acteurs du marché. Mais notre démarche est inspirée de la légende brésilienne du colibri qui contribue à éteindre l’incendie en ‘faisant sa part’. Nous espérons que les consommateurs seront sensibles de la même manière à ce problème et nous aideront à faire évoluer les choses».
Les tablettes Côte d’Ivoire de Belvas se trouvent dans les supermarchés Carrefour et Mestdagh.

Toute l’information sur ce programme d’action DIRECT est décrite sur www.belvas.be ainsi que sur www.directcocoa.org.


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